La cérémonie de lancement du PAPFA a été présidée par le ministre des ressources animales et halieutiques M. Soummanogo KOUTOU (milieu).

Le ministre des ressources animales et halieutiques M. Soummanogo Koutou a procédé au lancement officiel du projet d’appui à la promotion des filières agricoles (PAPFA), le vendredi 23 novembre 2018 à Ouagadougou, en présence du Directeur, Division  Afrique de l’Ouest et du Centre du FIDA, Monsieur Lisandro Martin. En marge de cette cérémonie s’est également tenue  l’atelier de clôture du processus d’évaluation de la stratégie et du programme pays FIDA (2007-2017) sous la présidence de madame la ministre de l’économie , des finances et du développement , représentée par la Secrétaire d’Etat chargé de l’aménagement du territoire, madame Pauline Zouré.

 

D’un cout estimé à plus de 40 milliards de FCFA, le projet PAPFA couvre les régions de la Boucle du Mouhoun, des cascades et des Hauts bassins. Il a une durée de six ans et va permettre à terme, selon le président de la Chambre nationale d’agriculture, représentant les bénéficiaires du projet, de toucher « 57 000 ménages dont 27500 ménages producteurs, 2500 ménages à travers les activités de développement de filières et 27000 ménages à travers la création ou la consolidation de microentreprises rurales dans quatre filières stratégiques ». Ce sont « 342000 ressortissants des chambres d’Agriculture qui bénéficieront de l’intervention du projet », a-t-il précisé. Pour lui, ce projet découle de la volonté du FIDA et de l’ensemble des acteurs du secteur agricole de pérenniser les acquis engrangés dans la mise en œuvre du projet d’appui aux filières agricoles (PROFIL) et de celui d’appui au secteur privé en milieu rural (PASPRU). Ce, au vu des résultats jugés  très intéressants de ces projets.

 

Dans son allocution, le ministre des ressources animales et halieutiques a indiqué que l’objectif du PAPFA est « d’améliorer durablement la sécurité alimentaire et les revenus de l’ensemble des acteurs des chaines de valeurs ajoutées des filières riz, sésame, niébé, et dans le maraichage ». Il a par ailleurs exhorté les populations bénéficiaires de ce projet « à s’engager sans réserve pour sa mise en œuvre réussie ».

 

M. Lisandro Martin, très satisfait de l’excellence des relations de coopération entre son institution et le Burkina Faso a salué l’avènement de ce projet qui est la résultante d’un processus participatif dont l’objectif a été de répondre aux besoins réels des populations. Ce projet prend en compte les objectifs visés par le plan national de développement économique et social en vue de transformer structurellement l’économie burkinabè.

 

  • L’appui du FIDA au Burkina Faso a favorisé une hausse de la productivité agricole et amélioré les revenus des ménages

 

     photo de famille des participants à l'atelier

C’est en substance ce que l’on retient du rapport d’évaluation indépendante présenté aux participants à l’issue de la cérémonie de lancement du PAPFA par monsieur Kouessi Maximin Kodjo, responsable principal chargé de l’évaluation. Première du genre, cette évaluation a été conduite par le Bureau indépendant d’évaluation (IOE) du FIDA et a porté sur les résultats et la performance du programme financé par le FIDA au Burkina Faso. Elle a concerné la période 2007-2017.

En effet, le Burkina Faso regorge de nombreuses potentialités notamment dans le secteur agricole qui emploie plus de 80 % de la population et représente environ 30% du PIB. D’où l’intérêt du FIDA à accompagner ce secteur afin d’impulser une dynamique de transformation positive du Burkina.

L’évaluation qui avait pour but d’appréhender l’impact de l’accompagnement du FIDA sur les conditions de vie des populations burkinabè a permis de montrer entre autres aspects positifs que les projets appuyés par le FIDA avaient favorisé la productivité agricole et la sécurité alimentaire en améliorant les pratiques commerciaux (sésame, miel, lait et karité).

En outre, les appuis du FIDA ont contribué à diversifier et à accroitre les revenus des paysans à travers la promotion des microentreprises rurales. Aussi ont-ils permis l’introduction d’un grand nombre d’innovations techniques et institutionnelles dans les régions ciblées. Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt, il y a tout de même des points qui doivent encore être améliorés, a reconnu Monsieur Kodjo.

 

  M. Kouessi Maximin Kodjo de l'IOE du FIDA

 

L’évaluation a également permis de formuler des recommandations dont la prise en compte pourrait contribuer à consolider les acquis et à améliorer la mise en œuvre des projets et programmes. Il s’agit entre autres de : favoriser la durabilité des interventions du FIDA en mettant en place un système de suivi–évaluation efficace ; intensifier les actions en coopération avec les partenaires pour gérer durablement la production de culture et les autres ressources naturelles ; étendre les actions du FIDA aux populations les plus pauvres et les plus vulnérables, en particulier, les femmes et les jeunes en leur permettant d’accéder au microcrédit.

Dans son discours d’ouverture de l’atelier, Mme Paulin Zouré a reconnu la pertinence de cet exercice d’évaluation qui permet de faire le point des actions du FIDA au Burkina et de relever les difficultés rencontrées. Elle a rappelé que de 1981 à nos jours, ce sont au total 14 projets et programmes d’un cout estimé à 548,4 millions de dollars USD, que le FIDA a financé au Burkina. Des projets et programmes élaborés dans le cadre de deux programmes d’option stratégiques de pays (COSOP-1998 et COSOP 2007) et la Note de stratégies pays (2017-2018).

Les interventions du FIDA se sont faites sur la base de deux orientations stratégiques à savoir « renforcer et diversifier durablement les moyens de subsistance des pauvres et des groupes marginalisés en particulier les femmes vivant en milieu rural ; renforcer la gouvernance décentralisée des biens publics, des services et des ressources naturelles et garantir un accès équitable à ceux –ci » a soutenu madame la Secrétaire d’Etat avant d’exprimer la gratitude du gouvernement et du peuple burkinabè au FIDA pour l’excellence et l’exemplarité de la coopération.

De l’avis du Directeur du bureau indépendant de l’évaluation du FIDA, monsieur Oscar A. Garcia, les évaluateurs ont fourni une analyse impartiale du programme FIDA faisant ressortir les forces et les faiblesses des interventions. Toute chose qui devrait permettre aux deux parties (FIDA et BURKINA FASO) de dégager des perspectives et de définir des moyens pour surmonter les éventuels obstacles.

C’est du reste tout l’enjeu de l’atelier de Ouagadougou, au cours duquel les contributions des participants ont été recueillies pour conforter la qualité de l’évaluation et favoriser une transformation plus inclusive et durable du secteur rural au Burkina Faso.

 

 

Service de la communication de la DGCOOP